Selon le blogueur Robert Scoble, Google commercialisera ses lunettes connectées à un prix avoisinant les 600€.
Pour rappel, les Google Glass devraient être commercialisés courant 2014. A l’heure actuelle, seule les développeurs ou les utilisateurs du service Play Music Unlimited peuvent commander un prototype, vendu au prix de… 1500$.
Une vingtaine de journalistes européens étaient invités mardi à tester les Google Glass: 15 minutes, montre en main pour une présentation individuelle un peu artificielle. Véritable innovation technologique ou buzz marketing? Pour l’instant, un peu de tout. Mais le concept impressionne. Première surprise, ces lunettes numériques présentées comme une version Beta fonctionnent comme un produit fini. Pas de panne, pas d’imprécision: tout "marche" correctement.
Malgré la batterie situé dans l’une des branches, les lunettes ne sont ni déséquilibrées ni trop lourdes. Un myope peut parfaitement les utiliser sans ses verres de correction. Google travaillerait cependant à un modèle capable de se poser sur des lunettes correctrices.
Les fonctions disponibles sont encore limitées: prendre des photos, (4 Mp), ou des vidéos de 10 secondes (par défaut) et surfer. Bien qu’elles permettent d’envoyer ou de recevoir des appels, Google Glass refuse la qualification de "terminal pour téléphone". Les lunettes ont aussi une vie propre. Notamment pour effectuer une recherche sur Google via une connexion Wi-Fi ou à l’aide d’une connexion Bluetooth vers un smartphone.
Toutes les commandes des Google Glass s’effectuent vocalement. Dites "Trouver un restaurant grec" (en anglais pour l’instant) et s’affichent devant vous plusieurs adresses. Sélectionnez celle de votre choix en tapotant sur la surface tactile de la branche droite et Google affichera sur le petit écran le chemin pour y parvenir.
Peut-on marcher en utilisant les lunettes ? Non, le petit écran est situé au-dessus de l’œil droit. Pour accéder à l’information, il faut donc impérativement s’arrêter et regarder vers le haut où vous attend la petite caméra. Dès que l’écran n’est plus utilisé, les lunettes s’éteignent jusqu’à leur réactivation d’un simple mouvement du doigt sur la branche droite. Faire défiler les pages vues sur internet se fait d’une simple glissement sur la même zone tactile, vers l’avant ou vers l’arrière.
Suivre une opération en temps réel
Les Google glass ne se veulent pas un outil de réalité augmentée et les applications font encore défaut. La plus connue est celle de ce chirurgien qui opère avec les lunettes magiques, permettant à l’auditoire d’être au cœur de opération en temps réel .
Malgré son aspect fini, Google Glass reste un prototype qui pourrait encore évoluer. Il a été vendu pour 1500 dollars à près de 15 000 développeurs sur lesquels reposent une grande partie des chances de succès de cette invention. On ignore encore quel en sera le prix de vente, mais un représentant de Microsoft nous a dit qu’il sera inférieur à celui payé par les développeurs. Ouf! La date de commercialisation demeure aussi un secret. Mais ce sera sans doute en 2014.
Au final, Google montre avec ses "glass" sa parfaite maîtrise de la technologie mais peine encore a convaincre de sa véritable utilité. La "killer application" qui rendrait ces lunettes indispensables n'est pas encore connue.
De l’aveu des représentants de Google, ces lunettes sont faites pour utiliser l’écran par intermittence, durant des cessions de 2 minutes, pas davantage. Pas question donc de regarder un film de 90 minutes, même si les extraits que nous avons pu regarder étaient parfaitement fluides et ne provoquaient aucune fatigue visuelle.
Résultat: un premier essai encourageant pour une invention qui doit encore trouver sa place.
C'est vrais que c'est incroyable mais sans doute dangereux pour ceux qui les utiliserons lorsqu'ils roulent, et est-ce bon pour les yeux à long terme ?